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HLBI Hanoiou-lec’hiou Breiz Izel

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6.17 La variation des rhotiques ‘propres’ en breton [inachevé]

Les sons dits ‵rhotiques′

Elissa Pustka (2012: 271) l’a bien dit : “Le r constitue un véritable ‘caméléon’ dans la jungle des sons linguistiques”. 1C’est un image tiré de ce qu’a écrit Richard Wiese, dialectologue allemand, dans un article de 2003. Néanmoins, il faut commencer quelque part et nous résumerons la question de la façon qui suit : Les sons rhotiques sont en général tous des reflèxes d’un r-écrit en Europe, et se repartissent phonétiquement en trois grandes classes : les rhotiques proprement dits (roulés avec la pointe de la langue ou par moyen de la luette), les fricatives, et les approximantes. Pour des raisons pratiques nous traiterons les rhotiques propres et les approximantes ici, tandis que les rhotiques fricatives seront traités dans la rubrique 6.16.

Définition phonétique des rhotiques

Il semblerait que le lien qui rassemble la multitude de sons variables que nous désignons rhotiques est leur provenance à l’origine d’une vibration apicale de la pointe de la langue qui se transcrit [r]. 2Le fait que ce son dépend d’un mouvement de l’articulation plutôt que d’un positionnement stable de la langue dans la bouche fait que le r-apical est d’une plus grande difficulté à acquérir au temps de l’enfance que beaucoup d’autres sons, et que, par conséquence, il est souvent remplacé chez eux par diverses articulations qui leurs sont plus faciles. Ces articulations ‘déviantes’ peuvent se maintenir le long de leur vie, et dans bien des cas peuvent même se diffuser dans une population jusqu’à devenir la réalisation jugée standard dans une langue. Nous ne comprenons pas Wiese (2003: 41) qui affirme que la grande variation des rhotiques en allemand (transcrit phonémiquement /r/ par lui) et d’autres langues est sans doute due à la nature prosodique de ce son (mais, pour l’instant, nous n’avons pu lire qu’un extrait de son article). Il est un fait que les descriptions standards des ‘grandes’ langues donnent le plus souvent dans leurs dictionnaires la transcription phonologique /r/ (mais cela – surtout si mise entre crochets [r] – suggèrerait trompeusement qu’il s’agirait là d’une transcription phonétique …). Donc on trouve communément :

  • [r] dans les dictionnaires anglais pour ce qui est plus étroitement transcrit [ɹ] ; 3Comme dans le cas du français, l’emploi du symbole [ɹ] est contestable, voir dans l’article.
  • [r] dans les dictionnaires français et allemands pour qui est plus étroitement transcrit [ʁ]. 4Comme dans le cas de l’anglais, l’emploi du symbole [ʁ] est contestable, voir dans l’article.

Il en est de même dans les dictionnaires bretons sauf que l’emploi de la réalisation [r] est plus justifiée étant que ce son est toujours présent dans la plus grande partie du pays bretonnant même s’il est clairement récessif. Toutefois, il est clair que les réalisations fricatives ont commencées à prendre le dessus partout dans le pays bretonnant depuis au moins les années 1920. Mais, si le symbole phonétique [r] est acceptable pour le breton dans le contexte de buts prescriptifs de pédagogie, il est navrant de constater qu’il est par beaucoup trop présent dans des descriptions dialectales du breton de parlers où des variantes fricatives ou rétroflexes prédominent, ce qui fait que maintes descriptions du breton parlé donnent l’impression d’une omniprésence du [r] roulé alvéolaire quand il n’est en réalité, au plus, qu’ une variante retenue chez une partie des anciens (le biais vers des informateurs âgés dans les travaux descriptifs y joue son rôle aussi, bien entendu).

Le HLBI est forcé de faire emploi de cette convention ‘phonémique’ ou ‘phonologique’ du [r] pour représenter beaucoup de prononciations recueillies chez des informateurs qui ne l’employaient pas, simplement parce qu’on tire une partie non-négligeable de nos informations de listes de prononciations toponymiques transcrits en API (alphabet phonétique international) déjà en circulation. Donc, tout en sachant que dans ces listes pré-existantes le [r] chez les informateurs a sans doute souvent représenté, soit un [ʀ], soit un [ʁ], soit un [ɣ], soit un [ꝛ], soit un [χ], soit un [x], soit un [ꭗ], soit un [ɻ], etc., nous avons conservé la réalisation [r] provenant de telles listes pré-existantes dans les listes toponymiques des tomes publiés du HLBI. Bien sûr, ce n’est pas une situation idéale, car nous voulons pour le HLBI une transcription relativement étroite qui serait représentatif du breton réellement entendu chez les informateurs, mais du moins ces transcriptions ne sont pas absolument fausses dans la mesure qu’ils représentent au moins des prononciations qu’on pourrait (ou aurait pu) entendre dans ces dialectes auprès des plus anciens. Donc, à côté des listes de prononciations toponymiques recueillies sous la houle du HLBI qui ont le souci de fournir une transcription étroite, nous avons dû nous contenter de faire utilisation de listes de prononciations toponymiques contenant des transcriptions plus larges en ce qui concernait la qualité du r. Ce n’est que dans une zone constituant le noyau de la Cornouaille (voir sous 6.16) que nous nous sommes aventurés à généraliser des transcriptions non-rhotiques en dépit de listes ou de sources écrites pré-existantes qui transcrivaient [r], puisque dans cette zone nous savons que les prononciations rhotiques avec r-roulés n’existaient pas du tout dans la langue usuelle au XXe siècle. (Nous avons suivi cette démarche vis-à-vis des transcriptions phonétiques provenant de telles sources d’une façon très prudente, en nous bornant aux communes qui étaient incontestablement dépourvues de [r] dans le registre usuel de leur breton au XXe siècle). Les lecteurs sont donc avertis par ces qualifications des limites de cet aspect des transcriptions phonétiques qu’offrent le HLBI.

Exemplifications des symboles rhotiques

Puisque les symboles phonétiques varient tellement pour transcrire la réalisation des rhotiques chez différents phonéticiens, il semble prudent d’exemplifier chaque symbole par des extraits auditifs. Nous renvoyons à des pages Wikipedia anglais pour chaque symbole phonétique. 5Il vaut aussi la peine de lire la page correspondante en français mais on se rendra compte assez rapidement que la page anglaise est bien meilleure et plus étayée d’exemplifications à presque chaque coup. Notez que la version fortis (aspirée) de chaque son est généralement moins courante que la version lénis (non-aspirée) d’où souvent l’absence d’un mention de ce dernier dans la littérature scientifique. 6Par souci pratique nous transcrivons l’aspiration devant les sonantes avec le [h] préfixé plutôt qu’avec le diacritique [ ◌̥   ◌̊ ] de l’API. Dans nos conventions, nous employons le [h] précédant le symbole rhotique seul, et jamais s’il suit une consonne fortis, donc, pour exemple, nous transcrivons [tr | pr | kr | θr | fr | xr | sr | ʃr] plutôt que [thr | phr | khr | θhr | fhr | xhr | shr | ʃhr] (que l’API transcrit [tr̥ | pr̥ | kr̥ | θr̥ | fr̥ | xr̥ | sr̥ | ʃr̥]).

1a. [ hr / r ] vibration alvéolaire (pour l’API [ ɾ̥ ] voir Wikipedia ici, et l’API [ ɾ ] voir Wikipedia ici) & 1b. [hrr / rr] vibration alvéolaire longue (pour l’API [r̥] voir Wikipedia ici, et pour l’API [r] voir Wikipedia ici)

L’API distingue par symboles différents les vibrations alvéolaires à battement unique et à battements répétés, c.-à-d, la version courte (API [ɾ]) contre la version longue (API [r]). En désignant des symboles phonétiques différents, l’API privilégie une différence qualitative de ces sons. Nous, par contre, nous privilégions une différence quantitative évidente de ce que nous considérons être le même son fondamentalement : en conséquence nous transcrivons [r] pour la version courte et [rr] pour la version longue. Quand bien meme que le [ɾ] est reconnu par l’API, son usage est loin d’etre bien établi dans la littérature, comme nous pouvons voir en comparant les conventions phonétiques usuelles pour transcrire l’espagnol et l’italien. En général, la convention en phonétique espagnole est de transcrire le r-géminé/r/ contre le r-simple /ɾ/ (exx. carro ˈkaro contre caro ˈkaɾo), par contre, la convention en phonétique italienne est de transcrire le r-géminé /rr/ ou /rː/ contre le r-simple /r/ (exx. carro ˈkarro contre caro ˈka·ro). 7Wiktionary pour les transcriptions (adaptées) et Forvo.com pour les extraits auditifs. Voici le carro espagnol précédant le carro italien, suivis du caro espagnol précédant le caro italien :

https://hlbi.llawern.com/wp-content/uploads/2025/02/Spanish-Italian-rr-VS-r-comparison.mp3

Le doublement du [rr] en phonétique sied mieux à l’italien dû au fait qu’à part le rr, l’italien possède beaucoup de consonnes géminées : tt | pp | cc | ff | ss | ll | nn | mm (qui contrastent phonémiquement avec leurs pendants simples : fatto ‘fait ≠ fato ‘destin’ | capo ‘chef’ ≠ cappo ‘cape’ | cacca ‘caca’ ≠ caca ‘nestor superbe’ | palla ‘balle’ ≠ pala ‘pelle’ | anno ‘année’ ≠ ano ‘anus’). Les conventions phonétiques italiennes transcrivent ces mots à consonnes géminées de cette façon :  ˈfatto | ˈkappo | ˈkakka | ˈpalla | ˈanno.

 

Revenons à la différence entre un r-roulé à battement unique et un r-roulé à battements répétés. Pour l’italien, les phonéticiens instrumentalistes Ladefoged & Maddieson [1996: 219–21] ont démontré que le r à battement unique dans cette langue peut en fait consister de deux battements aussi bien qu’un seul battement, tandis que le r à battement répétés consistait d’au moins trois battements et jusqu’à sept battements. Le battement dit ‘unique’ n’est donc pas toujours unique mais peut consister de deux battements : c’est aussi – il me semble en tant que locuteur du gallois – le cas du r-court en gallois, ce qui me fut confirmé (plus tard, je le souligne) en lisant le rapport d’une enquête instrumentale faite par Ball & Williams [2001: 113] sur la prononciation de deux galloisants ou ils concluent : “bien que le nombre de battements varie, deux est le nombre le plus courant / although the number of taps does vary, two is the most common number.” Leur enquête ne contenait aucun mot avec un r-géminé, en position accentuée intervocalique comme carreg ‘pierre’ | cerryg ‘pierres’ | torri ‘casser’| twrryn ‘tas’ | byrrach ‘plus court’, seule position contextuelle où le r-géminé continuait à être prononcé au XXe siècle chez les plus anciens dans le sud du Pays de Galles (la longueur des consonnes n’étant généralement plus perceptible dans le gallois du nord du pays) [Wmffre 2003: 21–23]. 8Il est regrettable que des œuvres faisant autorité pour la prononciation du gallois ne transcrivent pas ces consonnes longues, se contentant de ‘comprendre’ qu’elles existent quand elles sont précédées de voyelles courtes (ou abaissées comme [ɛ | ɔ | ʊ | ɪ | ə]). C’est ainsi dans The Welsh Dialect Survey (2000) d’Alan Thomas (dont j’étais coresponsable), même où cette réalisation existait au sud pour les mots carreg [153] et torri [157]. Puisque la gémination à l’intervocalique en gallois – même au sud – semble bien être en récession, nous ne pouvons pas savoir automatiquement quels exemples des formes incluses karɛg / karag et de tɔri (sans marque d’accentuation …) étaient plus préisément ˈkarrɛg / ˈkarrag et ˈtɔrri. Écoutons le mot carreg lénifié en garreg (2x) dans la phrase (wel) y garreg farlys ddiwetha ‘(eh bien) la dernière pierre à orge’ (2x) :

https://hlbi.llawern.com/wp-content/uploads/2025/02/rr-garreg-NewQuay-HettyMaryJones-27mins-ff-WFM4565a.mp3

En breton, dans les pays KLT, comme en gallois du sud, c’est cette position accentuée intervocalique qui est la seule où l’on trouve des consonnes géminées, et cela seulement dans le Nord-Ouest-bretonnant, centré sur le Léon.

 

 

2.   [hʀ / ʀ] vibration uvulaire (pour l’API [ʀ̥] voir Wikipedia ici, et pour l’API [ʀ] voir Wikipedia ici)

Puisque c’est une vibration tout comme la vibration alvéolaire, il n’y a aucune raison de douter l’existence d’une version longue qu’on transcrirerait [ʀʀ] là où il serait présent.

3.   [hɹ / ɹ] approximante alvéolaire (pour l’API [ɹ] voir Wikipedia ici)

Le symbole [ɹ] est principalement connu comme la représentation de la réalisation du r-anglais standard : cependant cette symbolisation cause des problèmes. Laver (1994) définissait le r-anglais standard ‘non-rhotique’ (c.-à-d. dialectes où le r-final est amuï post-vocaliquement d’après un usage courant chez les linguistes anglais) – généralement transcrit [ɹ] – comme une ‘approximante post-alvéolaire’ à transcrire étroitement [ɹ̱] (avec un diacritique à ligne souscrite), voir Wikipedia ici). Nous avons donc la fâcheuse situation que le symbole phonétique [ɹ]  s’emploie seulement pour les standards de l’anglais (britannique et américain) et du suédois (mais est autrement restreint à des dialectes de certaines langues standardisées, sans parler de son existence supposée dans quelques langues moins connues) mais que l’approximante post-alvéolaire [ɹ̱] de l’anglais, comme du suédois, est strictement différente du [ɹ] propre qui est strictement une approximante alvéolaire. Le r de l’anglais standard est donc une ‘approximante post-alvéolaire’ [ɹ̱] qui contraste avec l’approximante alveolaire (propre) [ɹ], réalisation que l’on entend dans l’anglais-irlandais traditionnel du sud de l’Irlande ) [Hickey 2007: 14–15, 320–21]. NOTE expliquant la vélarisation de cet r anglais-irlandais. Plus habitué au r-anglais, le fait que le r que j’entendais dans l’anglais de l’ouest de Irlande – où j’ai vécu – était transcrit identiquement par le symbole phonétique [ɹ] dans la littérature scientifique me génais puisqu’il m’était évident que c’étaient la des sons très distincts l’un de l’autre.  

Les exemples audio du r-anglais-irlandais [ɹ] qui suivent, proviennent d’une femme originaire de Charlestown (Co. Mayo) dans l’ouest de l’Irlande, qui émigra à Manchester en 1961, à l’âge de 18 ans (c’est en fait Peggy Gallagher (1943–), la mère du chanteur anglais de groupe célebre Oasis). Et bien que son r-final est amuï de temps en temps – dû sans doute du fait de sa longue résidence dans cette métropole anglaise –, beaucoup de caractéristiques ouest-irlandaises persistent dans son anglais ; une variété de l’anglais d’Irlande que nous avons souvent entendus en peu plus au sud dans le comté de Galway et ailleurs. Parmi ceux-ci, le caractère du r qui sonne roulé mais avec un roulement nettement plus affaibli qu’un r-alvéolaire gallois (qui peut varier entre [r] (API [ɾ]) et [rr] (API [r]), respectivement). Écoutez sur cet extrait les exemples du r-anglais-irlandais traditionnel (du sud de ce pays) provenant presque tous du documentaire ‘Liam Gallagher: As It Was’ (2019) : FINALES POST-VOCALIQUES: car & ca’ (1996) | here & (not) here | were (here) & were (touring) ([wəʴ] contexte inaccentué) | INTERVOCALIQUES: hurry up | very | touring | were all (liaison) | they’re on (liaison) | FINALES POST-VOCALIQUES INACCENTUÉES : singer (2x) | Manchester & Mancheste’ (1996) | PRÉVOCALIQUES: proud. Notez que le deuxième exemple de car et de Manchester amuïssent le r-final, illustrant un degré d’accommodation chez l’informatrice à une prononciation plus standard de l’anglais d’Angleterre (pour l’extrait de 2019 en entier, voir ici).

https://hlbi.llawern.com/wp-content/uploads/2025/01/PeggyGallagher-rhotiques-anglais-irlandais.mp3

A écouter le r-anglais-irlandais on entend nettement un roulement, quoique plus affaibli que le roulement du r-apical, ce qui nous incite à penser que la pointe de la langue est très légèrement baissée et un peu avancée dans la réalisation du son en anglais-irlandais.

Maintenant il faut diriger notre attention au r-anglais. En général le r-standard de l’anglais est symbolisé par [ɹ] et décrit comme une ‵approximante post-alvéolaire′, et ceci contrairement au r-traditionnel de l’anglais du sud de l’Irlande, transcrit lui aussi [ɹ], mais qui est décrit par contre comme une ‵approximante alvéolaire′. La symbolisation ambiguë de [ɹ] n’est pas du tout acceptable et une solution proposée par le linguiste anglais Laver (1994) est de transcrire la version anglaise avec une marque diacritique [ɹ̱]. Mais nous ne sommes pas d’accord avec l’emploi simple d’une marque diacritique pour distinguer une si grande différence de sons (entre l’anglais traditionnel du sud de l’Irlande et l’anglais standard du sud de l’Angleterre).

Le [ɹ̱] anglais standard (nous suivons Laver pour le moment) est, à notre avis, beaucoup plus une approximante qu’un son roulé, et nous avons du mal à le différencier du r-rétroflexe [ɻ] de l’anglais-brittanique du sud-ouest de l’Angleterre, l’anglais-américain standard, et l’anglais d’Ulster (nord de l’Irlande). Dans la littérature sur le sujet, on parle du [ɻ] comme étant particulier aux parlers anglais du sud-ouest de l’Angleterre, stéréotypé comme un accent de Yokels, désignation péjorative des campagnards les plus sots et arriérés qui soient. En fait cette prononciation était beaucoup plus courante que la collocation usuelle West Country le suggèrerait, dominant tout le sud de l’Angleterre au XIXe siècle à part de deux grandes régions non contiguës centrées sur l’est de l’Angleterre de l’embouchure du Thames au Yorkshire, n’atteignant ni Birmingham au centre, ni Reading (encore moins Oxford) au sud (Wikipedia s.v. ‘Rhoticity in English’)). Aujourd’hui – presque 150 ans après – la perception est que cet accent West Country avec [ɻ] ne commence vers l’ouest qu’à Bristol, une exaggération, mais une exaggération qui illustre assez généralement la récession de ce trait depuis 200 ans. Mais voilà, le trait saillant de l’accent West Country est le fait que le r s’entend postvocaliquement, plutôt qu’il y existerait une différence entre les r-prévocaliques de ces parlers et de l’anglais standard. Écoutez ces extraits audios donnant le mot lover qui illustrent clairement la différence entre l’anglais-brittanique standard [Ø] et l’anglais-brittanique du West Country [ɻ] (répétés 3x), suivies de la similitude entre l’anglais-américain standard [ɻ] (3x) et l’anglais-brittanique du sud-ouest [ɻ] (3x de suite).

https://hlbi.llawern.com/wp-content/uploads/2025/02/final-r-SBE-zero-SWBE-r-GAE-r.mp3

Écoutons aussi ce son rétroflexe devant consonnes dans les mots farm | warm | first illustrant l’anglais-brittanique standard contre l’anglais du West Country (répétés deux fois), puis les mêmes mots illustrant l’anglais du West Country contre l’anglais-américain standard (répétés 1x). 9Les exemples de prononciation de ces deux séries de mots proviennent d’ici pour les exemples brittaniques, et du site forvo.com pour les exemples américains (personnes différentes).

https://hlbi.llawern.com/wp-content/uploads/2025/02/rC-SBE-zero-SWWBE-rGAE-r.mp3

Personnellement je soupçonne que le [ɻ]-rétroflexe du West Country est assez semblable au [ɹ̱] dite post-alvéolaire de l’anglais standard pour qu’on puisse les subsumer en un son rétroflexe ou rétracté qui donnent la même impression auditive (faut se souvenir qu’un des défauts de la phonétique au XXe siècle a été de miser trop sur les articulations au dépens de l’acoustique). [bunched r ici – techniquement approximante velaire massé (velar bunched approximant)].

Je ne suis pas le seule à penser ceci, comme les commentaires qui s’ensuivent le montreront, et ce ne serait pas la première fois que les descriptions phonétiques ou phonémiques qui font authorité trompent ceux qui se fient à eux [EXEMPLES]. Ce que je pense, – et je le dis comme une personne élevée dans une région galloisante ou le r était roulé [r ~ rr] – que toutes ces formes de r de type approximant/rétroflexe ont en commun une certaine qualité ‘mat, sourd. étouffé’. Un vieux paysan galloisant de Whitland, sur l’ancienne frontière entre les gallois et les anglais du sud Pembrokeshire, issus de la colonisation du XII e siècle, me disait au milieu des années 1990 : Maen nhw’n siarad fel se tato yn eu pennau (‘Ils parlent comme s’ils avaient une patate dans la bouche’), ce qui constitue une description bien imagée de l’effet de la rétraction de la langue en articulant un rhotique pour ceux qui ont l’habitude de la rouler.

In fact, Rogers (2014: 59–60) makes no distinction between the apical [ɹ] and retroflex [ɻ], and refers to the variant supposedly common in Britain as simply “the retroflexed version”.

Rogers, Henry. 2014. The Sounds of Language: an Introduction to Phonetics. (London: Routledge), 59–60.

https://linguistics.stackexchange.com/questions/28563/apical-postalveolar-approximant-%C9%B9%CC%BA-and-retroflex-approximant-%C9%BB-what-is-the

Dans l’article Wikipedia consacré au battement rétroflexe [ɽ] (décrite comme “voiced retroflex flap”) on trouve la version hindoustanie accolé de l’étiquette “apical postalveolar”, c’est-à-dire un battement postalvéolaire.  

Ce qui plus est, l’approximante post-alvéolaire’ [ɹ̱] de l’anglais est non seulement différente de l’approximante alvéolaire [ɹ], mais il est très semblable à l’approximante rétroflexe [ɻ] associé dans la littérature à des dialectes américains et de l’anglais britannique du sud-ouest de l’Angleterre. 

Le linguiste *Nardog

https://en.wikipedia.org/wiki/Talk:Pronunciation_of_English_/r/#Apical_[%C9%B9%CC%BA]_vs._retroflex_[%C9%BB]

https://en.wikipedia.org/wiki/User:Nardog

AUSSI https://en.wikipedia.org/wiki/Pronunciation_of_English_/r/ pour la prononciation

Le [ɹ̱ ~ ɻ] anglais s’écrivent aussi pour le néerlandais (transcrit [ɹ̈], dialectal), le suédois (transcrit [ɹ]), l’albanais (transcrit [ɹ]), le chinois-mandarin (transcrit [ɹ̺]), même s’il n’est pas le seul son de la lettre r dans beaucoup de ces langues. En suédois (ainsi qu’en norvégien), devant les occlusives et sonantes dentales ainsi que s, un r historique dans la plupart des dialectes se perd pour laisser seulement une version rétroflexe de ces consonnes. 10Nous avons recueillis ces symbolisations phonétiques de ces sons dans les articles Wikipedia nommés ‘Dutch phonology, ‘Swedish phonology’, ‘Albanian language’ et Lee (1999). Ce qui importe c’est qu’à l’oreille ces sons se confondent facilement, comme nous avons pu personnellement le constater à l’écoute. Ce qui plus est, des témoignages extérieurs à mes observations semblent confirmer que nous avons réellement affaire à des versions du même son. Lee (1999: 413) décrit le [ɹ̺] mandarin comme un approximant postalvéolaire (“apical or upperapical postalveolar approximant”) et cite des études précédentes qui catégorisaient le même son comme approximante rétroflexe (“retroflex approximant”). L’article Wikipedia ‘Cantonese phonology’ donne sibilante postalvéolaire (“postalveolar sibilant”) une fois et sibilante rétroflexe (“retroflex sibilant”) deux fois pour le même son.

John Wells ‘bunched/molar r’ in https://phonetic-blog.blogspot.com/2010/02/bunchedmolar-r.html

Puisque le point d’articulation de ce son est abaissé vis-à-vis de la position alvéolaire de contact de la pointe de la langue avec la crête alvéolaire ou se produit un battement de la langue, nous doutons qu’il existerait communément une version longue équivalante de ce son comparables aux versions longues [rr] alvéolaires et [ʀʀ] uvulaires.

CONCLUSION : Ce qui ressort de cette discussion est que le symbole [ɻ] en anglais du sud-ouest de l’Angleterre ou en anglais américain ressemble de près au son rétroflexe qu’on entend dans le breton du Trégor, assez pour qu’on puisse transcrire [ɻ] pour ce dernier. Le symbole [ɹ], par contre, est un son très distinct qui répond à la prononciation de l’anglais-irlandais traditionnel (ci-dessus exemplifié) et ne doit jamais être employé pour le r-rétroflexe breton (bien que ce symbole soit employé couramment pour transcrire le r-anglais-brittanique standard qui en réalité ressemble à l’ r-rétroflexe).  

4a. [hɽ / ɽ] battement rétroflexe (pour l’API [ɽ̊] voir Wikipedia ici, et pour l’API [ɽ] voir Wikipedia ici)

Ce son n’a pas grand chose à voir avec le breton puisque Steve Hewitt me communique (mail 23.01.2025) qu’il pense que l’emploi de [ɽ] par Jean Le Dû dans son NALBB (2001) pour le r-rétroflexe trégorrois n’est pas correcte, et qu’il est plus correctement transcrit par le symbole [ɻ]. La diffusion de ce ‘r-américain’ en breton atteint son épicentre dans le nord-est du Trégor autour des villes de La Roche-Derrien et Tréguier.

Pour qu’on puisse voir la qualité de [ɽ], nous donnerons des exemples de ce son en hindoustani (langue autochtone prédominante de l’Inde) ou ce son constitue un phonème /ɽ/ rétroflexe qui contraste avec le phonème /r/ apical. Anil Mahato, enseignant de hindoustani, donne des exemples du r-rétroflexe [ɽ] dans cette langue sur un vidéo YouTube, l’exemplifiant par le biais des mots suivants (romanisés) : laṛkā ‘(un) gars’ | kaṛvā ‘amère’ | baṛā ‘grand’ (nous avons rédacté le vidéo pour plus de clarté, notez les bruits de fond avec le premier mot et quelques gourements des réalisations du présentateur suivis d’un (sic)). Un témoignage qui nous intéresse quand on écoute le vidéo est que Mahato retient pour comparaison avec cet /ɽ/, le r dans le mot anglais America prononcé à l’anglaise, ce qui veut dire que pour Mahato, le son hindoustani (avec battement) est senti comme équivalent de l’ r-anglais (qui est classifié comme une approximante sans battement). Voici le texte :

ṛ-ṛ-ṛ-ṛ-ṛ | ṛ | laṛkā (3x) | it’s not … *larkā, not rrr | [but] laṛkā (4x) | kaṛvā ‘amère’ (4x) | don’t pronounce like *karvā, it’s not *karvā, it’s not kaṛvā (sic) | kaṛvā (2x) | baṛā (4x) | don’t pronounce *bara (2x), pronounce like b’ṛa

ɽø (5x) | ɽə | løɽˈka (3x) | it’s not *lørrˈka, not rrr | løɽˈka (4x) || køɽˈwa (2x), køɽˈvwa (2x) | don’t pronounce like *kørrˈva, it’s not *kørrˈva, it’s not køɽˈva (sic) | køɽˈva (2x) || bəˈɽa, bᵊˈɽa (2x), bᵊˈɽaɽ (sic) | don’t pronounce *bəˈra, *bᵊˈra, pronounce like bɽa

https://hlbi.llawern.com/wp-content/uploads/2025/01/retroflex-tap-in-hindustani-examples.mp3

En conclusion, nous pouvons dire que ce son [ɽ] montre une qualité rétroflexe mais accompagné aussi d’un battement faible. Puisque ce son s’articule rétracté donc plus loin de la position alvéolaire, nous doutons qu’il existerait communément une version longue équivalante de ce son comparables aux versions longues [rr] alvéolaires et [ʀʀ] uvulaires.

4b. [ hɻ / ɻ ] approximante rétroflexe (voir Wikipedia ici)

Comme avec  1a et 1b, ci-dessus, nous pensons que la distinction par symboles différents les approximantes rétroflexes vibrations alvéolaires à battement unique (API [ɽ]) et à Xbattements répétésX (API [ɻ]) sont, à la base, XUne question de quantité et non de qualitéX.

, donc la version courte (API [ɾ]) des versions longues (API [r]). En désignant des symboles phonétiques différents, l’API privilégie une différence qualitative de ses sons. Nous, par contre, nous privilégions une différence quantitative évidente de ce que nous considérons être le même son : en conséquence nous transcrivons [r] pour la version courte et [rr] pour la version longue.

5.   [ƕ / ʋ] approximante labiodentale (voir Wikipedia ici)

 

L’affaiblissement : facteur de génération des variations rhotiques.

La prononciation du r est bien connu pour ses variations, dans maintes langues, ainsi que dans le breton. La raison que le r montre tellement de variabilité tient du fait qu’il est un des seuls sons de langage qui demande une action mouvante, à savoir, la vibration précise de la pointe du langue. Cette action mouvante demande de l’adresse, et il est fait courant que dans les langues qui possèdent le r-roulé alvéolaire (on dit aussi r-apical) il est commun que ce son se maîtrise moins facilement et moins précocément chez les enfants (voire jamais chez certains individus devenus adultes). La difficulté inhérente de la production articulatoire du r-roulé alvéolaire explique le grand nombre de déviations phonétiques qu’on trouve pour le r, qui en général proviennent d’un facteur déterminant : l’affaiblissement de la vibration. L’affaiblissement par la diminution du degré de la vibration finit donc toujours par des sons qui ne sont plus proprement rhotiques. On peut illustrer cet affaiblissement des r-roulés en termes concrets comme suit :

La diminution de la vibration mène à l’ ‵affaiblissement′ progressive des rhotiques :

  • les rhotiques alvéolaires, progressant de [rr] vibration apical > *[r] battement apical > *[ɾ] approximante apicale ;
  • la rhotique uvulaire, progressant de [ʀ] vibration uvulaire > [ʁ] fricatif uvulaire ;

Une complication : la diminution de l’apicalité – c.-à-d. de l’emploi de la pointe de la langue – mène aussi à l’ ‵affaiblissement′ progressive des rhotiques par voie du recourbement progressive de la pointe de la langue, dit mouvement ‵rétroflexe′ :

  • les ‘rhotiques’ post-alvéolaires rétroflexes, progressant de *[r] battement apical (alvéolaire) > [ɽ] battement rétroflexe > *[ɹ] peu rétroflexe > [ɻ] très rétroflexe.

Notre analyse de certaines de ces symboles phonétiques reste tentative, surtout puisqu’il ne peut y avoir aucune doute qu’une description phonétique compréhensive des rhotiques qui corresponderait à des réalisations communes qui se produisent dans les langues manque à la science phonétique. Il existe donc beaucoup d’exemples auditifs illustratifs qui sont trompeurs. Il importe qu’on fournit quelques remarques sur les symboles phonétiques ci-dessus qui sont marquées par un astérisque :

  1. [r] se transcrit officiellement [ɾ] en API. Quelque soit la différence qualitative qu’il pourrait y avoir entre [rr] et [r], nous nous tenons à la différence quantitative de durée entre ces deux sons (comme avec d’autres consonnes) ;
  2. [ɾ] sert bien pour l’approximante apicale (alvéolaire) qui se transcrit officellement [ɹ] en API (symbole que nous restreignons pour le [ɹ̱] de l’API) ;
  3. [ɹ] sert bien pour transcrire l’approximante post-alvéolaire de l’anglais standard qui ne peut se transcrire que gauchement suivant l’API officiel, comme [ɹ̱] avec un ligne souscrite pour indiquer sa rétraction. Notez que le son anglais possede une “légère rétroflexion de la pointe / slight retroflexion of the tip” selon une description qui fait authorité de Cruttenden [2001: 206], ce qui le rapproche intuitivement du [ɻ] dit ‵rétroflexe′. Nous pensons qu’il est mieux de comprendre le [ɹ] de l’anglais standard (américain aussi bien que britannique) comme ‵peu rétroflexe′ en opposition au [ɻ] ‵très rétroflexe′ de certains dialectes brittaniques et américains.

Bien sûr, les linguistes et phonéticiens ne seront pas tous prêts à adopter nos conventions, et même nous nous reservons quelques appréhensions concernant certains aspects de ce que nous présentons ci-dessus (le portrait dressé est sûrement incomplet). Toutefois, cette analyse représente notre meilleure interprétation de la relation des variantes rhotiques les unes avec les autres en ce moment en 2022 (Précisons que nous n’avons abordé que les sons rhotiques qui nous sont connus dans certaines langues qui nous sont familières, à savoir : le gallois, le gaélique (irlandais & écossais), l’anglais (britannique, américain, irlandais, écossais), le suédois, l’allemand, le breton, le français, le polonais).

Exemplifications des rhotiques en bretons

A COMPLÉTER

Hewitt (mail 23.01.2025) pour les r-tregorrois : er c’huzh-heol r | kreis Treger ɹ | er sav-heol ɻ (epicëntr – Ar Roc’h-Landreger) – Yann an Du a implîe ɽ, med joñs ked din noa bed klewed Hindi/Ourdou baṛī ‘bras’ [bʌɽi] | certen tud ʁ – merc’hed, yaouank -, o tifresañ ar galleg, pas toud an dud

POSTÉ septembre 2022.

Notes[+]

Notes
↑1 C’est un image tiré de ce qu’a écrit Richard Wiese, dialectologue allemand, dans un article de 2003.
↑2 Le fait que ce son dépend d’un mouvement de l’articulation plutôt que d’un positionnement stable de la langue dans la bouche fait que le r-apical est d’une plus grande difficulté à acquérir au temps de l’enfance que beaucoup d’autres sons, et que, par conséquence, il est souvent remplacé chez eux par diverses articulations qui leurs sont plus faciles. Ces articulations ‘déviantes’ peuvent se maintenir le long de leur vie, et dans bien des cas peuvent même se diffuser dans une population jusqu’à devenir la réalisation jugée standard dans une langue. Nous ne comprenons pas Wiese (2003: 41) qui affirme que la grande variation des rhotiques en allemand (transcrit phonémiquement /r/ par lui) et d’autres langues est sans doute due à la nature prosodique de ce son (mais, pour l’instant, nous n’avons pu lire qu’un extrait de son article).
↑3 Comme dans le cas du français, l’emploi du symbole [ɹ] est contestable, voir dans l’article.
↑4 Comme dans le cas de l’anglais, l’emploi du symbole [ʁ] est contestable, voir dans l’article.
↑5 Il vaut aussi la peine de lire la page correspondante en français mais on se rendra compte assez rapidement que la page anglaise est bien meilleure et plus étayée d’exemplifications à presque chaque coup.
↑6 Par souci pratique nous transcrivons l’aspiration devant les sonantes avec le [h] préfixé plutôt qu’avec le diacritique [ ◌̥   ◌̊ ] de l’API. Dans nos conventions, nous employons le [h] précédant le symbole rhotique seul, et jamais s’il suit une consonne fortis, donc, pour exemple, nous transcrivons [tr | pr | kr | θr | fr | xr | sr | ʃr] plutôt que [thr | phr | khr | θhr | fhr | xhr | shr | ʃhr] (que l’API transcrit [tr̥ | pr̥ | kr̥ | θr̥ | fr̥ | xr̥ | sr̥ | ʃr̥]).
↑7 Wiktionary pour les transcriptions (adaptées) et Forvo.com pour les extraits auditifs.
↑8 Il est regrettable que des œuvres faisant autorité pour la prononciation du gallois ne transcrivent pas ces consonnes longues, se contentant de ‘comprendre’ qu’elles existent quand elles sont précédées de voyelles courtes (ou abaissées comme [ɛ | ɔ | ʊ | ɪ | ə]). C’est ainsi dans The Welsh Dialect Survey (2000) d’Alan Thomas (dont j’étais coresponsable), même où cette réalisation existait au sud pour les mots carreg [153] et torri [157]. Puisque la gémination à l’intervocalique en gallois – même au sud – semble bien être en récession, nous ne pouvons pas savoir automatiquement quels exemples des formes incluses karɛg / karag et de tɔri (sans marque d’accentuation …) étaient plus préisément ˈkarrɛg / ˈkarrag et ˈtɔrri.
↑9 Les exemples de prononciation de ces deux séries de mots proviennent d’ici pour les exemples brittaniques, et du site forvo.com pour les exemples américains (personnes différentes).
↑10 Nous avons recueillis ces symbolisations phonétiques de ces sons dans les articles Wikipedia nommés ‘Dutch phonology, ‘Swedish phonology’, ‘Albanian language’ et Lee (1999).

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Questions de Phonétique

  • 6.01 Symboles phonétiques
  • 6.02 Quantité et durée phonétique [non entamé]
  • 6.03 L'accentuation [inachevé]
  • 6.04 L'espace vocalique
  • 6.05 Geoff Lindsey 'L'espace vocalique' 2013
  • 6.06 Voyelles centralisées [inachevé]
  • 6.07 Diphtongues et hiatismes [non entamé]
  • 6.08 Que représente un symbole phonétique ? [inachevé]
  • 6.09 La question de la représentativité de données linguistiques recueillies
  • 6.10 Qu'apporte l'approche dynamique à la phonétique ? [inachevé]
  • 6.11 Le besoin de rationaliser les maintes conventions phonétiques du breton [non entamé]
  • 6.12 Esquisse des descriptions phonétiques des dialectes du breton [non entamé]
  • 6.13 La question des transcriptions phonétiques fautives [non achevé]
  • 6.14 L'importance de 'la règle Loth' [inachevé]
  • 6.15 Le français-bretonnant [inachevé]
  • 6.16 La variation des 'rhotiques' fricatives en breton
  • 6.17 La variation des rhotiques 'propres' en breton [inachevé]
  • 6.18 La variation des fricatives gutturales fortis en breton [non entamé]
  • 6.20 Tableaux phonétiques API interactives corrigées